Mykhaïlo Fedorov, ancien ministre ukrainien de la Défense, devient conseiller stratégique auprès du ministère de la Défense italien. La nouvelle a été confirmée après une rencontre à Rome avec Guido Crosetto, le ministre italien. Fedorov aidera l’Italie à intégrer les technologies de guerre modernes, notamment les drones et les systèmes autonomes.
Pourquoi l’Italie fait appel à Mykhaïlo Fedorov
L’Italie cherche à renforcer sa stratégie de défense face aux conflits modernes. L’expérience ukrainienne est précieuse. En quelques années, Kyiv a transformé sa manière de faire la guerre grâce au numérique.
Guido Crosetto a souligné l’importance de cette collaboration. Selon lui, la simple connaissance des nouvelles technologies ne suffit plus. Il faut savoir adapter les processus organisationnels et transformer rapidement l’expérimentation en solutions opérationnelles. C’est exactement ce que Fedorov a accompli en Ukraine.
Cette nomination s’inscrit dans une coopération militaire croissante entre Rome et Kyiv. L’Italie a déjà fourni des systèmes de défense aérienne à l’Ukraine. Désormais, elle veut apprendre de l’expérience ukrainienne sur le terrain.
- Dans la tech
Fedorov se fait la main dans le secteur technologique avant d'entrer au gouvernement.
- Transformation numérique
Il digitalise l'administration publique ukrainienne et pousse les outils numériques partout.
- Défense
En 2026, il prend la tête du ministère de la Défense et applique sa méthode à l'armée.
- Remaniement
En juillet 2026, il quitte son poste après des tensions avec le commandant en chef Syrskyi.
- Conseiller à Rome
Il rejoint le ministère italien de la Défense comme conseiller stratégique après une rencontre avec Guido Crosetto.
Un besoin urgent d’innovation tactique
La guerre en Ukraine a montré que les drones sont devenus essentiels pour la surveillance, la reconnaissance et l’attaque. Mais la véritable transformation vient de l’intégration entre capteurs, logiciels, communications et intelligence artificielle.
Fedorov connaît ce sujet parfaitement. Il a participé à la création d’un cycle de développement extrêmement rapide : une technologie est testée, modifiée selon les retours des opérateurs, puis redéployée en quelques semaines. Les programmes militaires traditionnels prennent des années.
Ce que Fedorov va concrètement apporter à la défense italienne
L’ancien ministre va travailler sur plusieurs axes prioritaires. Il aidera l’Italie à adopter des technologies militaires modernes et à renforcer son secteur de la défense. Son rôle de conseiller stratégique couvre des domaines précis.
- 🛡️ Développement des drones et des systèmes sans pilote
- 📡 Modernisation des systèmes de défense aérienne
- 🤖 Intégration de l’intelligence artificielle dans les opérations militaires
- 🔗 Renforcement de la coopération militaire entre l’Italie et l’Ukraine
- ⚙️ Accélération des cycles de développement technologique
Ce travail ne se limitera pas à un rôle consultatif. Fedorov a déjà annoncé d’autres rencontres avec des partenaires occidentaux. Il veut construire un nouveau modèle de défense pour l’Europe, basé sur l’expérience ukrainienne.
Des compétences prouvées sur le terrain
Mykhaïlo Fedorov n’est pas un théoricien. Il a transformé l’administration publique ukrainienne grâce à la numérisation. Avec l’invasion russe, il a appliqué cette approche à la défense.
Les drones, les systèmes de communication, la collecte de données, les logiciels et l’intelligence artificielle sont devenus des composantes majeures de la machine militaire ukrainienne. Fedorov a été l’un des principaux architectes de cette évolution.
Le parcours de Fedorov, de la tech au ministère de la Défense
Né en 1991, Mykhaïlo Fedorov a construit sa carrière dans le secteur technologique avant d’entrer au gouvernement de Volodymyr Zelensky. Il a d’abord dirigé le ministère de la Transformation numérique, puis il a pris la tête du ministère de la Défense en 2026.
Son passage au gouvernement a été marqué par une forte volonté de modernisation. Il a poussé la numérisation de l’administration publique et accéléré l’intégration des technologies numériques dans la défense. Cette approche a permis à l’Ukraine de résister face à une armée russe bien plus nombreuse.
Un départ controversé du gouvernement ukrainien
En juillet 2026, Fedorov a quitté le ministère de la Défense dans le cadre d’un remaniement décidé par Zelensky. Son départ a suscité des protestations en Ukraine. Beaucoup craignaient un ralentissement de l’innovation dans les drones et les technologies militaires.
Il avait également eu des différends avec le commandant en chef des forces armées, Oleksandr Syrskyi, sur la conduite de la défense. Cette période d’incertitude a ouvert la voie à de nouvelles opportunités internationales.
Peu après son éviction, Guido Crosetto l’a contacté pour lui proposer ce poste de conseiller. Cette décision montre l’importance que le gouvernement italien accorde à l’expérience ukrainienne.
La coopération entre l’Italie et l’Ukraine se renforce
Cette nomination ne sort pas de nulle part. Les deux pays ont intensifié leurs échanges depuis le début de l’invasion russe. Lors de la visite de Volodymyr Zelensky en Italie en avril dernier, Crosetto et le président ukrainien ont évoqué l’élargissement de la coopération dans la défense.

Les discussions ont porté sur la défense aérienne, les systèmes sans pilote, les munitions, le secteur naval et la coopération industrielle. L’arrivée de Fedorov s’inscrit dans cette dynamique de rapprochement.
Un pont entre l’expérience de guerre et la modernisation européenne
L’Ukraine ne veut plus être seulement un destinataire d’armes et de financements. Elle devient un fournisseur d’expérience, de technologies et de savoir-faire militaire. Cette inversion des rôles est inédite.
Fedorov l’a dit clairement : l'expérience ukrainienne pourrait servir de base à un nouveau modèle de défense pour l’Europe. Les pays capables de tester et de déployer rapidement de nouvelles solutions auront un avantage décisif.
La politique de défense européenne est à un tournant. Les conflits modernes exigent une réactivité que les structures traditionnelles ne permettent pas. L’arrivée de Fedorov à Rome pourrait inspirer d’autres pays.
Les prochaines étapes pour Fedorov et la défense italienne
Rome n’est que la première étape d’un voyage international. Fedorov a prévu de rencontrer d’autres partenaires intéressés par la numérisation et les technologies de défense. Il a déjà échangé avec des représentants britanniques, norvégiens et allemands.
Son objectif est clair : transformer les technologies développées en Ukraine en plateformes utilisables par tous les alliés. Cela pourrait redéfinir les relations internationales dans le domaine militaire.
Quel impact pour la sécurité nationale italienne ?
L’Italie cherche à moderniser ses capacités de défense face à de nouvelles menaces. Les drones et les systèmes autonomes changent la nature des conflits. Rome veut être prête.
Avec Fedorov, le pays dispose d’un expert qui a vécu ces transformations sur le terrain. Son expérience pourrait aider l’Italie à accélérer sa propre modernisation et à renforcer sa sécurité nationale.
Cette collaboration unique entre un ancien ministre ukrainien et le gouvernement italien marque un tournant dans la coopération européenne de défense. Les prochains mois montreront comment cette expérience se traduira concrètement sur le terrain.
Ce que la nomination de Fedorov change
Pourquoi l'Italie va chercher un conseiller en Ukraine ?
L'Ukraine a appris à innover vite sous pression. Les drones et l'IA y sont testés en conditions réelles. Rome veut copier cette méthode.
Est-ce que Fedorov va vraiment décider quelque chose ?
Son rôle reste celui de conseiller stratégique. Mais il a déjà annoncé des discussions avec d'autres partenaires occidentaux. Son influence pourrait dépasser le cadre italien.
Faut-il s'attendre à plus de drones dans l'armée italienne ?
Probablement. Le développement des systèmes sans pilote et la modernisation de la défense aérienne font partie de ses priorités.
Pourquoi son départ d'Ukraine a fait polémique ?
Beaucoup craignaient un coup de frein à l'innovation. Il avait aussi des désaccords avec le commandant en chef Syrskyi. La suite montrera si ces craintes étaient justifiées.
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Ancienne développeuse web devenue journaliste tech, Jeanne dirige Nantes Interactive depuis Nantes. Elle couvre la French Tech, la cybersécurité et les mutations du numérique français depuis plus de dix ans.